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Nguyen Sau, travailleur indochinois

DDM-LISA BARTHE - REMISE DE MEDAILLES DE LA VILLE DE TOULOUSE  AUX TR

Henri Nguyen Sau fait partie des 20 000 Indochinois recrutés, pour la plupart de force, en 1939 pour travailler dans les usines françaises. Parmi eux, environ 3 000 sont passés par Toulouse.

Né en 1920 à Vinh au Vietman, Nguyen Sau a aujourd’hui 91 ans et a reçula médaille de la ville de Toulouse, comme une reconnaissance de son histoire. Petit monsieur, soigné dans son costume, il raconte son histoire, assis sur un banc de la Chapelle des Carmelittes, à côté de sa fille Frédérique. En juin 1939, il est incorporé volontaire d’Indochine, le Vietnam d’aujourd’hui. « Je parlais français et l’administration avait besoin d’interprètes pour aller remplacer les Français qui étaient au front. Il faut savoir qu’alors, 90 % des personnes qui étaient avec moi n’étaient que des paysans, réquisitionnés et pas volontaires», raconte-t-il, envahi par son histoire, bien qu’il se dise mauvais orateur. Au début de l’année 1940, il débarque du bateau à Marseille. Il restera environ trois semaines dans l’actuelle prison des Baumettes avant d’être envoyé à Venissieux pour travailler à la Poterie Nationale. « J’y ai travaillé jusqu’en juin. Quand il y a eu l’Armistice, on a donné l’ordre à ma compagnie, la 29e compagnie, de se replier à Agde pour ne pas se faire embarquer par les Allemands. Il restera là près d’un an à Agde avant d’être envoyé à la Poudrerie Nationale de Toulouse, « L’arsenal a tellement changé, aujourd’hui je ne reconnais plus rien ». Puis, fin 1942, il ira travailler à Montauban, avant de rejoindre Grenoble. « Là-bas, j’ai pu suivre des cours à l’école technique et j’ai rencontré une belle blonde de Grenoble qui est devenue ma femme. Nous avons eu quatre enfants ». Pendant plus de 50 ans, Henri Nguyen Sau a vécu en France sans jamais retourner au Vietnam, jusqu’à un coup de téléphone de son fils. « Un soir, il m’a appelé et m’a parlé de mon frère et ma sœur restés au Vietnam. Pour moi, ça a été comme un choc, raconte-t-il encore ému. Je suis donc allé au Vietnam pour la première fois depuis 50 ans en 1989. Puis, j’y suis retourné deux fois. J’y ai rencontré ma seconde épouse, vietnamienne d’origine chinoise. Nous sommes mariés depuis 21 ans », dit-il en souriant.

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